Nous avions planifié des vacances en
camping avec nos amis Catherine et Hugues de la Normandie, qui devaient voyager avec nous en
Ontario, au Québec et dans les Maritimes. Mais la Covid est venue changer tous nos
plans. Nous sommes quand même partis le
22 juillet pour quatre semaines au Québec dans le but de nous rendre jusqu’en
Gaspésie, en passant par le Lac St-Jean, pays de mes ancêtres maternelles.
Camping à Mew Lake dans le Parc Algonquin en Ontario
Covid oblige, cette année les douches
sont fermées, mais heureusement nous pouvons utiliser la douche à l’arrière du
Safari-Condo. Pour les deux premiers
jours, nous sommes sur le site 102 sur le bord de l’eau, notre préféré depuis
des années. Nous louons un canot à
Portage Store et partons pour quelques heures sur Canoe Lake. Malgré l’achalandage
au bord du lac, nous pouvons canoter en toute tranquillité, jusqu’au portage menant au lac suivant.

Sur le site 102 à Mew Lake

Serge s'est fait un ami
Beaucoup de départs en canot-camping à Canoe Lake

Une ballade sur Canoe Lake
Malheureusement, ce site n’était pas
disponible pour la 3e journée, nous devons donc nous déplacer au
site 37, sans vue sur le lac, dans la section avec électricité. Le matin, nous allons marcher pendant 2
heures sur le sentier Track & Tower.
Il fait très chaud et il me semble que le sentier est plus difficile que
par les années passées. Je suis
forcée d’admettre que je vieillis et que j’ai moins d’endurance qu’avant. Heureusement,
j’ai apporté des bâtons de marche qui me gardent en équilibre dans les montées
et les descentes. Au retour, nous nous
dirigeons vers le site 37 où j’installe rapidement une corde à linge et j’y
étends nos vêtements pleins de sueur. Le
lavage attendra plus tard. Nous partons
ensuite dans le parc pour aller remplir le réservoir d’eau du véhicule, puis
nous allons passer 2 heures à la plage du camping. A notre retour, surprise!!, ma corde à linge a
disparu ainsi que tous nos vêtements. Nous nous rendons à l’accueil pour
rapporter les faits. On me répond que c’est probablement un vol. Je réponds à la dame qu’il serait surprenant
que des voleurs seraient partis avec mon soutien-gorge, ma petite culotte, mon
bermuda, mon t-shirt et la corde à linge. Je pense plutôt que ce sont les employés
chargés de nettoyer les sites qui ont tout ramassé. Elle semble convaincue et me dit qu’elle va
vérifier. Effectivement, elle nous informe plus tard que
ce sont bien les employés qui ont tout enlevé et mis à la poubelle, pensant que
c’était les campeurs précédents qui avaient oublié la corde à linge et les
vêtements. Elle m’assure que les
employés allaient tout laver et venir nous rapporter nos vêtements dans la
soirée. C’est ce qu’ils ont fait et je n’ai
eu qu’à les faire sécher sur ma corde à linge récupérée. Malheureusement, il a plu durant la nuit et
le séchage s’est terminé à l’intérieur
du Safari-Condo.
En
passant par Laval
En ce lundi matin, nous quittons le Parc
Algonquin pour nous rendre à Laval, situé à l’ouest de Montréal, afin de rendre
visite à quelques membres de ma famille. Ce fut un long parcours de 440 km au
cours duquel notre véhicule a donné bien des inquiétudes à Serge. Dans les descentes, le volant vibrait,
annonçant des troubles avec les freins. Il faudra rapidement trouver un garage
pour la réparation avant d’affronter les nombreuses côtes de Charlevoix.
Mais tout d’abord, nous allons visiter
tante Yolande, la seule sœur encore vivante de la fratrie de mon père. Nous n’avons
que 11 ans de différence et je me réjouis de la voir encore si alerte et pleine
d’énergie. Malheureusement, elle ne peut pas partager avec moi des souvenirs de
mon père en raison de leur différence d’âge. Mon père restera toujours pour moi
un grand mystère maintenant que cette génération est éteinte autant du côté de
ma mère que de mon père.
Nous nous rendons ensuite chez ma
cousine Lucette et son mari Gilles. Depuis que la route 30 au sud de Montréal
nous permet de nous rendre à Québec sans passer par Montréal, nous allons moins
souvent les visiter. L’accueil généreux de Lucette et la jovialité de Gilles
font que nous nous sentons toujours les bienvenus chez eux. Avec Lucette, je partage des souvenirs d’enfance
et avec Gilles, nous nous racontons des souvenirs et mésaventures de voyages en
vélo-camping ensemble. Ça fait tellement du bien de rire en ce temps
de Covid.
Après de nombreuses démarches, Serge
réussit à obtenir un rendez-vous pour le lendemain après-midi au garage de
Canadian Tire à St-Romuald sur la rive sud de Québec. Comme ma sœur Louise
habite là et que c’est notre prochaine destination, nous voilà bien confiants
que tout se règlera rapidement.
Quelques
jours à Québec
Le Safari Condo est au garage en train de
s’équiper de nouveaux freins, et pendant ce temps nous allons chez Telus
pour obtenir plus de données pour nos téléphones cellulaires car 6 GO de données pour nous
deux pour un mois en voyage, ce n’est
pas suffisant. Impossible de seulement augmenter nos données pour un mois comme
nous avions fait l’an dernier lors de notre voyage à Terre-Neuve. On nous dit qu’il faut changer de forfait
et que nous ne pourrons pas revenir à notre forfait actuel car il n’est plus
offert. Nous avons maintenant droit à 10
GO chacun par mois pour une différence de prix minime. Ça semble beaucoup, mais en camping et sur la
route la connexion rapide du cellulaire est bien appréciée.
Maintenant, direction Lévis, plus précisément au « Chocolat Favori »
sur la rue Bégin où la première boutique a vu le jour en 1996. C’est un arrêt inconditionnel
que nous faisons avec Louise et Richard lorsque nous sommes dans la région. Moi
je prends un cornet mini enrobé de chocolat noir et Serge un moyen, il est plus
gourmand que moi et ça ne se voit pas à
regarder son tour de taille.

Richard et Serge au Chocolat Favori de Lévis. Qui est le plus gourmand?
Pour nous aider à digérer ces
gourmandises, nous allons nous promener sur la Terrasse du-Chevalier-de Lévis d’où
nous avons une vue superbe sur la ville de Québec située de l’autre côté du
fleuve St-Laurent.
La terrasse du Chevalier-de-Lévis
Le lendemain, nous allons nous promener dans le
Vieux-Québec. Comme les touristes sont peu nombreux, pour la raison que vous connaissez
déjà, nous arrivons à dénicher un stationnement gratuit sur le boulevard
Champlain, non loin de la traverse de Lévis.
Les chevaux en acier du sculpteur Joe Fafard
Visiter le Vieux-Québec est encore
plus plaisant cette année et on peut facilement garder 2 mètres de distance
avec les autres visiteurs. Après avoir
parcouru la rue du Petit-Champlain où nous avons cherché la maison où a habité
Céline, mon ex-belle-sœur, avec sa famille,
nous montons par l’escalier Casse-Cou pour atteindre le Château
Frontenac et la terrasse. il y a quand même
quelques amuseurs publics, pour le plus grand plaisir des petites familles attroupées.
Nous allons dîner à une terrasse sur la rue Sainte-Anne puis nous partons à la
découverte des nombreuses fontaines de la ville et d’endroits qui nous sont
moins familiers.
Sur la rue du Petit-Champlain
Tout là-haut, le Château Frontenac

La Place d'Armes, en face du château
Les fontaines d'eau en face de l'Hôtel de Ville
Promenade au Bastion de la Reine
Quand les grands deviennent petits
Nous
terminons notre séjour à Québec par la visite d’amis et de membres de la
famille. Nous allons chez Claude et Claire, la cousine de Serge, chez des amis
d’enfance, Gilles et Charlotte ainsi que Gaétan et Danielle et chez Lise et
André, le cousin de Serge. Tous nous accueillent avec bonne humeur malgré l’inquiétude
de la Covid. C’est vrai que ça fait plaisir de voir enfin du monde après des
mois de confinement.
Le Parc des Hautes GorgesNous continuons notre route vers
Charlevoix en longeant la rive nord du fleuve et admirons au passage les beaux
villages qui furent érigés par nos ancêtres venus de France au 16e
sièce. Nous avions réservé 2 nuits au camping Pied des Monts dans le Parc des
Grands Jardins. Nous avions prévu faire
la randonnée du Mont du Lac des Cygnes qui est assez exigeante, mais depuis que
je me suis cognée le gros orteil du pied droit sur un sac de bois à Mew Lake,
je boîte un peu et j'ai de la douleur.
Donc nous abandonnons cette idée.
Nous nous rendons à l’Accueil du parc pour avoir de l’information sur le
Parc des Hautes Gorges qui se trouve à une heure de route plus au nord. Ça nous semble une belle destination pour le
lendemain, d’autant plus que nous n’y sommes jamais allés. La dame à l’Accueil m’informe qu’en raison de
la Covid, le nombre de personnes pouvant se rendre dans le parc est atteint et
que seulement ceux qui possèdent des cartes Réseau peuvent s’y rendre. A l’achat de ces cartes, nous avons accès à
tous les parcs nationaux du Québec pour un an, plus une nuitée gratuite dans
les campings des parcs. Nous achetons donc nos cartes qui sont valides jusqu’au
31 août 2021, en espérant trouver moyen de les rentabiliser. Il pleut tout l’après-midi,
c’est donc lecture et sieste au programme.
N’accède pas qui veut au Parc des Hautes
Gorges en ce samedi. Heureusement avec nos cartes Réseau, nous pouvons nous
stationner près du Centre Félix-Antoine Savard.
Les adeptes de longue randonnée ont stationné leurs véhicules le long de la
route et entament la montée du sentier l’Acropole-des-Draveurs (800 mètres de
dénivelé, 11 km). Avec la chaleur qu’il fait j’espère qu’ils ont apporté
beaucoup d’eau. Je m’informe si on peut
obtenir des places sur le bateau-mouche qui part en excursion sur la rivière
Malbaie. Bien non! Il aurait fallu
réserver plusieurs semaines à l’avance.
Il reste la possibilité de louer un canot, des kayaks ou des vélos. Nous
optons pour parcourir de courts sentiers le long de la rivière. J’envie quand même ceux qui voguent sur la
rivière; ce sera pour une autre année.
Le barrage des érables au Parc des Hautes Gorges
Le bateau-mouche sur la rivière Malbaie
En canot, en kayak, en planche à rame sur la rivière
La
région de Charlevoix par la 362
Aujourd’hui nous nous rendons à
Tadoussac en empruntant la belle route 362 qui longe le fleuve à partir de Baie
St-Paul jusqu’à la Malbaie. Nous allons faire un petit coucou à
St-Joseph-de-la-Rive d’où part le traversier pour l’Isle-aux-Coudres. C'est sur cette île que nous avons passé de nombreuses
vacances en famille avec maman et Jean-Paul, son second mari, les enfants et les
petits-enfants. Ensuite nous nous
arrêtons à la Ferme des alpagas de Charlevoix, située aux Éboulements, pour
connaître un peu l’histoire de cette entreprise et aller nourrir et cajoler ces
belles bêtes.
Une petite caresse et un peu d'herbe à grignoter
C'est l'heure du lunch pour petits et grands alpagasA Pointe-au-Pic, il y a un bel endroit
pour pique-niquer sur le bord de l’eau mais l’appétit n’est pas au rendez-vous. C’est à la Malbaie que nous trouvons le plus
beau restaurant en plein air, dans un parc sur le bord de l’eau. Tout ce qu’on
mange goûte encore meilleur.
Pique-nique à la Malbaie
Après avoir pris le traversier entre
Sainte-Catherine et Tadoussac, comme il est encore trop tôt pour s’installer au
camping, nous continuons notre route jusqu’à Cap-de-Bon-Désir aux Bergeronnes. C’est
le lieu idéal pour observer les baleines, les phoques et les oiseaux de mer
depuis la côte. Les habitués y sont installés avec leurs chaises et leurs
caméras à long objectif. Nous réussissons quand même à nous trouver un rocher
assez confortable pour attendre les vedettes de l’après-midi. C’était
probablement le jour de congé des grosses vedettes car nous n’avons vu qu’un
petit rorqual et quelques marsouins.
Au Cap de-Bon-Désir aux BergeronnesC’est maintenant l’heure d’aller nous
installer au camping de Tadoussac. En 20 ans, le camping a beaucoup changé.
Autant nous l’avions aimé à l’époque, autant il nous déçoit cette année. Les sites sont petits et nous sommes tassés
comme des sardines. Nous avions une
réservation mais c’est l’ordinateur qui nous attribue le numéro de notre
site. Nous n’avons pas gagné le gros
lot. Le seul côté positif est la magnifique vue sur le fjord du Saguenay. Si nous revenons dans la région une
autre année, nous roulerons quelques kilomètres de plus vers l’est et nous irons
camper au Paradis Marin sur le bord de l’eau; tout le monde en dit beaucoup de
bien.
La
région du Saguenay Lac-St-Jean
Aujourd’hui nous nous rendons à Val-Jalbert,
en passant par la route nord du Saguenay. Nous nous arrêtons à Sainte-Rose-du-Nord dans la brume et sous la pluie. Pour la vue magnifique sur le fjord, il
faudra revenir.
Nous nous installons pour la nuit au camping du village de
Val-Jalbert, puis nous allons visiter le village historique du même nom. Les Montagnais, tribu des Premières Nations, appelaient
l’endroit où se trouvent la chute « Ouiatchouan ». En 1913, quand Damase
Jalbert acquit le territoire au pied de la chute, on lui donna le nom de Val-Jalbert en l’honneur
de son fondateur. La compagnie de pulpe
de Chicoutimi y fit construire une usine et aménager un village. En 1926 la
municipalité atteint un apogée de 950 habitants. Durant la même année, la compagnie ferme ses portes et,
sans travail, les habitants quittent Val-Jalbert. En 1970, il ne reste que 35
habitants à Val-Jalbert. Les bâtiments abandonnés se détériorent. Les visiteurs
appellent l’endroit « le village fantôme ». Dans mes souvenirs, c’est comme ça que ma
famille de la région l’appelait. Le projet de site touristique, mis sur pied
par le Ministère du Tourisme, va de l’avant et s’étale sur 20 ans. Aujourd’hui,
c’est un endroit agréable à visiter et on y retrouve l’esprit des habitants de
l’époque. On peut même loger dans une
des maisons rénovées du village. Mais en premier lieu, nous sommes accueillis
au couvent-école par la religieuse débordante d’énergie et heureuse de nous
faire connaître l’histoire de son couvent.

Le couvent-école de Val-Jalbert

Le logis des soeurs

Une des maisons rénovées où les visiteurs peuvent loger

La chute Ouiatchouan, son usine et son moulin
A l’intérieur du moulin nous est
présenté un spectacle immersif où la technologie permet de ranimer de façon
grandiose l’usine et ses ouvriers, les intempéries et la nature. Les fantômes
du passé sont même au rendez-vous. Nous
aurions aimé souper au restaurant du moulin en compagnie de Gilles et Ginette,
nos cousins, mais en raison de la Covid, les règles sont sévères. Comme nous n’habitons
pas dans la même maison, il aurait fallu s’asseoir à deux tables différentes;
pas l’idéal pour des retrouvailles. Nous allons donc souper ensemble dans un
restaurant de Roberval et nous terminons la soirée en dégustant une crème
glacée sur le bord de la marina.
Dernier
adieu à maman
Aujourd’hui 4 août, Louise et moi allons
déposer les cendres de maman au cimetière de Normandin au côté de sa mère Madeleine. Comme l’a si
bien dit Louise, « grand-maman, nous te ramenons ta fille à qui tu as
donné naissance il y a 100 ans ». En plus de nos conjoints, Serge et
Richard, nos cousins et cousines Eliette, Claudette, Ginette, Gilles,
Jean-Marie et Chantal, se sont joints à nous au cimetière. Nous en avons profité pour aller dire bonjour à nos grands-parents, oncles, tantes et cousins décédés. Parmi eux, il y a notre patriache, Louis-Aubert Hamel, venu s'établir à Normandin en 1882 avec son épouse Philomène et leurs 8 enfants et défricher son lopin de terre. Loin de tout, la maman y a donné naissance à leur 9e enfant à l'âge de 46 ans. Il y a
maintenant une rue à Normandin qui porte le nom de notre arrière-grand-père
Louis-Aubert. Elle est juste en face du cimetière.
Repose en paix, maman
Madeleine et sa fille Rose-Hermine, réunies pour l'éternité
C'est au restaurant Chez Marcel que nous nous sommes tous réunis ensuite pour un dîner familial où l'accent du Lac St-Jean, si doux à mes oreilles, se faisait entendre. On a même réussi à oublier la Covid.
Entre cousins et cousines, Chez Marcel
En soirée, nous nous sommes retrouvés au Camping des Chutes à Dolbeau pour célébrer les 61 ans de Chantal, la fille d'Éliette. Il a plu toute la nuit, mais seul le bruit des chutes ronronnait à nos oreilles.
Le plus beau site au Camping des Chutes
Bonne fête Chantal !
La région du Bas-du-Fleuve
Le lendemain matin, nous quittons Dolbeau et continuons notre route pour retourner à Tadoussac, en passant par le village de Péribonka sur le bord du lac, le Parc national de Pointe-Taillon, les villes de Saguenay et de la Baie. Nous rejoignons Tadoussac par le côté sud de la rivière Saguenay cette fois-ci. A part l’Anse St-Jean, qui est un joli village, nous sommes d’avis que le côté nord de la rivière offre de plus beaux paysages.

Pont couvert à l'Anse St-Jean
Pourquoi sommes-nous retourner au camping de
Tadoussac? C’est parce que nous avions une réservation et comme tous les
québécois passent leurs vacances au Québec, les campings sont pleins. Dès 7h00
du matin, nous quittons le camping pour aller prendre le premier traversier à Sainte-Catherine qui part à 7h20.
Nous arrivons à Saint-Siméon à
8h00 pour prendre cette fois-ci le traversier pour Rivière-du-Loup prévu pour 9h30. Nous
faisons la file le long de la longue côte qui conduit à l’embarcadère et nous
avons amplement le temps de déjeuner dans le Safari-Condo, d’autant plus que
finalement le bateau ne part qu'à 10h00.
A 11h30 nous arrivons à Rivière-du-Loup, situé de l’autre côté du
fleuve.
Il faut croire que nos ancêtres français ont
préféré s’installer sur la rive sud du fleuve à voir les nombreux villages qui
bordent la route 132. Ils ont des noms que nous connaissons bien car ce n’est
pas la première fois que nous visitons cette région. Ils s’appellent Cacouna, l’Isle Verte, Trois-Pistoles,
Rimouski, Sainte-Luce-sur-Mer ….. Mais nous nous n'étions jamais arrêtés à
Sainte-Luce, donc c’est l’occasion d’y faire un tour. Nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette
idée, car ça regorge de touristes. D’un côté de la rue principale, il y a de
jolies boutiques fleuries, de l’autre côté une promenade en bois le long du
fleuve ornée de magnifiques sculptures. C’est dans ce décor que nous
pique-niquons ce midi.
A Sainte-Luce-sur-Mer
Nous arrivons à Sainte-Flavie, notre destination
de la journée, en fin d’après-midi.
« Oui, monsieur, nous avons une réservation ». Malgré cela, il
faut faire la queue pour attendre qu’on nous conduise à l’emplacement qui nous
est octroyé sur le bord de la mer. C’est quand même mieux que devoir rebrousser chemin comme ont dû le faire d’autres vacanciers derrière nous. On est bien au Camping Capitaine Homard, l’air est frais et sain. Nous nous empressons d'aller
faire une réservation pour souper au restaurant ce soir. « Ce sera vers 19h00, madame. Donnez-moi
votre numéro de cellulaire et on vous appellera quand une table sera libre pour
vous deux. » Tout ce que vous voudrez monsieur car ce soir, je suis
heureuse de ne pas avoir à cuisiner et de pouvoir manger des fruits de mer.
Serge commande des fish & chips (comme d’habitude) et moi une soupe repas
au poisson contenant des crevettes, de la morue, des pétoncles, du crabe et des
moules. Miam! Que c’était bon! Et on a
pris un dessert pour deux.

Au camping Capitaine Homard à Sainte-Flavie
Ma soupe repas aux fruits de mer
Un soleil radieux me réveille à 6h00. Avant
notre départ, nous allons marcher sur la grève en direction des tentes. Il y a
de longues rallonges sur le sol qui leur permettent de se brancher à
l’électricité du restaurant. Ça c’est du
service!
Sur la route nous voyons annoncer Les Jardins de Métis. Je regrette un
peu de n’avoir pas prévu nous y arrêter, mais ce sera pour la prochaine fois.
Nous nous arrêtons à Matane et allons marcher sur la Promenade des Capitaines.
On y voit les photos et l’histoire des capitaines de bateaux témoins du passé
maritime de la région. Il y a aussi le Musée maritime du phare de Matane, la Passe migratoire des saumons et la Promenade dans le parc des îles qui invite à
la détente et à la pratique des sports. Finalement, nous aurions pu y passer plus de
temps si l’appel de la Gaspésie n’était pas si pressant.
Une église à vendre à Matane
Dans le Parc des îles
La Promenade des capitaines
La Gaspésie
A partir de Sainte-Anne-des-Monts, nous voilà
dans la belle région de la Gaspésie. Nous faisons un léger détour pour aller
voir le théâtre de la Vieille Forge à Petite-Vallée. Nous y étions allés voir
des spectacles au Festival en Chansons il y a quelques années et nous en
gardons un excellent souvenir. Nous avions été bien attristés lorsqu’un incendie
en 2017 a ravagé ce café-théâtre si emblématique de la Gaspésie. C’est
maintenant sous le chapiteau qu’ont lieu les spectacles. Espérons que la
Vieille Forge sera reconstruite dans les prochaines années car le lieu est
spectaculaire.
Le site du Festival en Chansons de Petite-Vallée, sous le chapiteau
Rivière-au-Renard signifie pour nous, arrêt à
la poissonnerie La Marinière. Nous y faisons des provisions de filets de
saumon, de galettes de morue, d’homard et de crabes. Maintenant, notre petit
congélateur est rempli à pleine capacité.
En fin d'après-midi, nous nous installons pour deux jours au très beau camping Cap des Rosiers dans le secteur nord du Parc national Forillon.
Le lendemain, nous débutons notre visite du parc
par le Cap Bon Ami, un lieu splendide avec de hautes falaises où à chaque année
des dizaines de milliers d’oiseaux de mer se donnent rendez-vous. Au bas des
falaises, les phoques vivent en colonies.
Au Cap Bon-Ami
Le perchoir de milliers d'oiseaux
Nous nous rendons ensuite à Grande-Grave dans
le secteur sud du Parc. Lors de la création du Parc national Forillon en 1970,
plusieurs villages furent fermés, des maisons détruites et 225 familles
expropriées. A Grande-Grave, quelques maisons ont été rénovées et relatent la
vie des habitants avant leur expropriation.
Malheureusement, cette année seulement le magasin général Hyman &
Sons demeure ouvert aux visiteurs. Encore aujourd’hui, la saga de Forillon
laisse un goût amer dans la bouche de
bien des familles d’expropriées.
Le magasin général Hyman & Sons à Grande-Grave
Entrez messieurs dames
A la plagae de Penouille
Dimanche matin, nous nous levons à 6h15 car
nous voulons arriver à Percé assez tôt pour acheter des billets afin de prendre
le bateau de 10h00 pour l’île Bonaventure. Ce qui est le plus difficile à
Percé, c’est de trouver une toilette. J’en trouve une près du quai de Percé en
réparation. Comme le quai est fermé, il
faut se rendre en voiture à Anse-à-Beaufils, 8 kilomètres plus loin, pour
prendre le bateau de croisière Julien Cloutier. Le trajet en bateau est ainsi
plus long qu’à l’accoutumée et le bateau ne fait pas le tour de l’île, ce qui
nous empêche de voir les oiseaux de mer perchés sur les falaises.
Arrivée à l'Île Bonaventure
Après le rassemblement pour écouter les
consignes du personnel du parc, nous partons par le sentier des Colonies afin
de nous rendre de l’autre côté de l’île où se trouvent les colonies de fous de bassan. C’est une marche d’une heure
environ et on ne peut pas se tromper car ils se font entendre haut et fort par
leurs jacassements. Impossible de rester
sur place trop longtemps car il y a autant de mouches affamées que
d’oiseaux. Heureusement, en retournant
par le sentier Le Plaget, nous continuons à voir d’autres colonies de fous de bassan avec leurs poussins tout dodus.
Une colonie de fous de bassan
Nous revenons à Percé par le bateau de
14h00 et voyons au loin le célèbre Rocher Percé. Le temps est à l’orage, de gros
nuages s’amoncellent au-dessus de nos têtes. Il pleut un peu sur le bateau mais
c’est le déluge au moment du débarquement.
Heureusement, j’avais apporté deux parapluies qui nous protègent un peu jusqu’à
ce que nous puissions prendre la navette qui nous ramène à notre véhicule.Le Rocher Percé vu de l'Île Bonaventure
Ce soir nous passons la nuit au camping Nature Océan à Percé. Les sites sont grands et la vue sur le Rocher Percé est magnifique. Il y a aussi de jolis chalets à louer, une belle alternative pour ceux qui n'aiment pas le camping.
Chalet à louer au camping Nature Océan à Percé
Coucher de soleil sur le Rocher Percé, vu du camping
Nous poursuivons
notre tournée en Gaspésie et nous nous arrêtons à Paspébiac pour visiter le
site historique des bâtiments du banc de pêches qui fut exploité par Charles
Robin, originaire des îles Jersey, à partir de 1766, puis par les frères
Boutilliers. Les premiers pêcheurs à s’établir dans la région furent les
basques et les normands dès 1660.
Les bâtiments du banc de pêche à Paspébiac
Elle nous parle de son grand-père
A Bonaventure, nous allons
visiter le musée acadien de la Gaspésie. C’est l’occasion de nous remémorer l’histoire
des acadiens. La déportation, appelée Le Grand Dérangement, qu’ont connue
ceux-ci entre 1756 et 1763 a donné naissance à plusieurs communautés acadiennes
à travers l’Amérique du Nord et même en France. En 1763 la France cède
officiellement la quasi-totalité de ses territoires d’Amérique à la Grande-Bretagne.
Durant cette période des milliers d’acadiens se sont réfugiés dans la Baie-des-Chaleurs,
notamment autour de Bonaventure et Carleton. Environ 3 millions de Québécois
ont au moins un ancêtre acadien dans leur généalogie.

Le Musée acadien de la Gaspésie à Bonaventure
En sortant du musée nous faisons la rencontre de
Pierre et Claude qui voyagent en moto. Claude a parcouru le Labrador et
Terre-Neuve, mais le champion des deux est Pierre, dit Pite, qui s’est
rendu jusqu’à Ushiaia au sud de
l’Argentine; un vrai aventurier.
Pierre et Claude, de grands voyageurs en moto
Nous nous installons pour la nuit au camping de Carleton sur le bord de la mer. C'est une vraie bouffée d'air pur et les sites sont grands et assez privés. Il y a une belle piste cyclable qui fait le tour de la pointe et continue dans la ville; nos vélos nous manquent. Il y a des abris cuisines en bois sur certains sites. Nous aurions aimé y passer deux jours
Camping de Carleton sur le bord de la mer
Des abris-cuisines en bois sur certains sites. Génial!
Le lendemain matin, nous nous arrêtons au lieu historique de la bataille de Ristigouche qui eut lieu en 1760 entre les français et les anglais. Voltaire, historien et philosophe français, avait écrit: "Vous savez que ces deux nations sont en guerre pour quelques arpents de neige au Canada et qu'elles dépensent pour cette belle guerre beaucoup plus que tout le Canada ne vaut." Pas très visionnaire, ce vieux Voltaire.
En 1755, l'Angleterre et la France se préparent à une guerre sanglante qui durera sept longues années. La Nouvelle-France sera l'une des arènes de ce conflit. Malgré la reddition de Québec le 18 septembre 1759, les Anglais ne sont pas encore maîtres du pays. Le 25 novembre, le chevalier Le Mercier s'embarque pour la France, il est porteur d'une demande d'aide pour la colonie. L'expédition de secours, composée de six navires, s'embarque à Bordeaux le 10 avril 1760. Les cales des navires sont pleines à craquer, la Nouvelle-France manque de tout et cette cargaison représente le dernier espoir de salut pour la colonie. Selon les vents, il faut jusqu'à neuf semaines pour couvrir de trajet de 6 000 km. Les deux armées sont à bout de force et ne peuvent qu'espérer des renforts d'outre Atlantique. Tous les yeux sont rivés vers la mer car le sort de la Nouvelle-France s'y joue. La flotille française, réduite à trois navires en raison d'avaries, pénètre dans le golfe Saint-Laurent, mais les Anglais l'ont précédée. Les Français se dissimulent au fond de la Baie des Chaleurs en attendant les instructions du gouverneur de la Nouvelle-France. Une flotte anglaise partie de Louisbourg aperçoit la flotille française le 23 juin et c'est l'attaque au fond de la rivière Ristigouche. Les acadiens réfugiés dans la baie ainsi que les Mi'qmaq aident les français dans leur lutte contre les Britanniques, mais en vain.
Les secours tant attendus n'arrivèrent pas et la Nouvelle-France capitula le 8 septembre 1760. La nouvelle ne parvint au poste de Ristigouche que le 23 octobre. Six jours plus tard, la petite garnison se rendait.
Les acadiens au secours des Français à la bataille de la Ristigouche
Lieu de la bataille de la Ristigouche, de nos jours
Le retour
Nous entamons maintenant le chemin du retour.
Ce midi nous faisons un détour pour nous rendre à la halte municipale de Lac-au-Saumon, à 3 kilomètres de la route 132, pour aller pique-niquer. Ça valait
vraiment la peine car l’endroit est magnifique. Il y a des jets d’eau qui font
le bonheur des petits et des grands avec son énorme chaudière qui se vide quand
elle est trop pleine. Serge réussit à
convaincre un petit garçon de 4 ans d’aller sous les jets d’eau en lui
promettant une surprise. Tout mouillé et fier de lui, il est venu réclamer sa
surprise; c’était un petit mousqueton brumisateur, de quoi se rafraîchir quand
il ne sera plus aux jets d’eau.
A la halte municipale de Lac-au-Saumon
Un arrêt obligatoire quand nous venons dans la région est le Marché des Trois Fumoirs à l'Isle-Verte. J'avais appelé à l'avance pour qu'ils nous réservent un pâté aux fruits de mer et un au saumon. Ça nous fera de bons repas à partager avec les gens qui nous accueilleront les prochains jours. Comme c'est un détour de 40 kilomètres sur notre itinéraire, il fallait être certain que nous ne ferions pas chou blanc en fin d'après-midi.
Ce soir nous campons au Camping municipal de Trois Pistoles. C’est beau
et tranquille et majoritairement occupé
par des campeurs saisonniers. Les douches et les toilettes sont fermées mais la
piscine est ouverte. Tant mieux pour nous car nous allons nous baigner;
seulement 10 personnes sont admises à la fois. Heureusement le local des
sécheuses est accessible ce qui me permet de sécher serviettes et maillots de
bain. Il a plu toute la nuit.
Une autre journée à Québec
Lever à 6h ce matin et départ à 7h sans déjeuner; le temps est encore maussade. Nous avons 260 kilomètres à parcourir aujourd'hui pour nous rendre à Québec. Après un arrêt Chez Tim Horton pour déjeuner, nous nous rendons chez Louise Falardeau, la mère de Julie, pour récupérer les conserves de sirop d'érable et de beurre d'érable que Julie a commandées pour nous tous. Le sirop remplit complètement l'armoire et le beurre le frigo. Heureusement la fin du voyage approche. Avant de quitter, Serge, le bon samaritain, fait une petite réparation à l'appartement de Louise.
Ce midi, nous allons dîner avec nos amis Lise et Yvan au Café du Monde dans le Vieux-Québec. La nourriture est excellente et la vue magnifique sur la promenade du Vieux-Port. Lise et Yvan étaient nos voisins quand nous demeurions à Québec et nons entretenons cette amitié depuis 50 ans. On a tellement de souvenirs en commun.
Avec Lise et Yvan au Café du Monde
La vue sur le fleuve et la promenade du Vieux-Port
Nous partons ensuite pour une tournée de l'Île d'Orléans en face de Québec. C'est le lieu de mon enfance un peu triste; j'ai passé cinq ans au pensionnat à St-Laurent. Après plus de 60 ans, je revois mon ancien pensionnat avec beaucoup d'émotion. Je me souviens de la lucarne près de mon lit au dernier étage, de l'escalier où j'allais pleurer les dimanches quand je n'avais pas de visite. L'école à côté de l'église a disparu pour faire place à un grand stationnement près de la marina. Nous partons à la recherche de la maison d'enfance au toit rouge de mon amie Louise Noël. Dans mes souvenirs, elle était près de l'église, mais je ne la vois pas. J'appelle donc Louise pour avoir son aide; elle me dit "continue encore sur la rue, elle est plus loin". Et je la vois enfin. Elle est toute belle et c'est maintenant un gîte touristique connu sous le nom "La vieille maison Fradet".
Mon couvent devenu école
Il était comme ça mon couvent entre 1953 et 1958
La maison de mon amie Louise, devenue le gîte La Vieille Maison Fradet à St-Laurent
Nous nous rendons à St-François, un autre village sur l'Île, pour souper chez Danny notre neveu. C'est l'occasion de le revoir, après de nombreuses années, entouré de sa famille. Nous avions organisé ce repas familial avec la complicité de Céline, sa mère, qui est aussi une amie de longue date. Trois filles, des chats, un terrain immense, une maison ancestrale qui demande beaucoup de rénovation, on peut dire que c'est un jeune couple très occupé. Les heures passées ensemble furent bien agréables. Il y avait suffisament de place sur le terrain pour que nous puissions y passer la nuit avec le Safari Condo.
Drummondville
Situé à mi-chemin entre Montréal et Québec, Drummondville n'est pas une ville où nous nous arrêtons habituellement lorsque nous allons à Québec. Mais maintenant, nous avons une très bonne raison de le faire, c'est dans cette ville que nos amis Louise et Paul ont aménagé depuis quelques mois, délaissant East Broughton en Beauce où il vivait depuis 23 ans. Pas facile de vider une maison et un garage et de se départir de tant de souvenirs, mais ils y sont parvenus avant que la Covid se pointe le bout du nez. Ils habitent maintenant un appartement de 3 pièces dans une Résidence pour ainés située près de la rivière St-François.
Nous allons dîner au restaurant A la Bonne Vôtre, puis nous marchons dans le parc Woodyatt le long de la rivière. J'aime les petites villes et je me sentirais bien y vivre.
Au restaurant à Drummondville avec nos amis Louise et Paul
Nous faisons nos adieux à Louise et Paul, puis partons pour Brigham, en Estrie, afin de rendre visite à nos amis Sylvie et Pierrôt. Comme nous, ce sont des voyageurs en VR et nous nous sommes connus à travers nos blogues respectifs. C'est toujours avec plaisir que nous faisons un détour pour aller les visiter lorsque nous allons au Québec. Au fil des ans, ils ont converti leur terrain en un magnifique domaine, il faut dire que Pierrôt déborde d'idées pour bricoler, construire et aménager. Plusieurs accidents de travail en font foi. Mais on peut compter sur Sylvie pour le faire quitter son paradis et voyager un peu partout. Ils ont une fille qui vit à Kuujjuaq au Nunavik dans le nord extrême du Québec. J'ai une photo prise par Pierrôt à cet endroit à l'automne qui orne mon salon; je rêve d'y aller un jour.
Kuujjuaq au Nunavik en automne
Pour souper, je sors mon pâté au saumon acheté au Marché des Trois Fumoirs et Sylvie l'accompagne d'haricots verts de son jardin. Leur petit-fils, Edward, passe du bon temps chez papi et mamie, c'est un enfant heureux. Ce soir nous dormons dans le plus beau camping de notre voyage, face à l'étang aménagé par Pierrôt.
Déjeuner sous le gazébo avec Sylvie, Edward et Pierrôt
Camping chez nos amis Sylvie et Pierrôt
Verdun
Nous passons la dernière fin de semaine de nos vacances à Verdun chez Johanne, la soeur de Serge, et son mari Renaud. Toujours difficile d'entrer dans Montréal par le pont Champlain en raison des travaux qui s'éternisent. De plus, les ouvriers occupent le stationnement derrière le triplex où ils habitent. Johanne nous attend devant la ruelle que nous devons emprunter et c'est à reculons que nous nous stationnons sur la rue Galt qui est à sens unique. Ce soir, nous pourrons aller nous installer sur le petit stationnement accessible par la ruelle jusqu'à lundi matin. Leur fils Jonathan a entrepris de gros travaux afin d'occuper les 2e et 3e étages de l'édifice avec sa famille. Ce soir nous mangeons le pâté aux fruits de mer acheté au Marché des Trois-Fumoirs.
Samedi nous allons prendre le bateau à la marina de Chateauguay à 8h00 pour aller visiter l'île St-Bernard. Heureusement que Johanne avait acheté des billets en ligne car nous n'aurions pas pu prendre le bateau. Le trajet se déroule lentement le long de la rivière Chateauguay car les riverins n'apprécient pas la présence des navettes fluviales. Pourtant plusieurs d'entre eux ont des yatchs et circulent à toute vitesse. Nous passons l'avant-midi à nous promener dans les sentiers de l'île. De nos jours l'île est devenue la réserve faunique Marguerite-d'Youville. C'est en 1765 que Mère d'Youville fit l'acquisition, au nom des pauvres de l'Hôpital Général des Soeurs Grises de la Charité, de la Seigneurie de Chateauguay et de l'île St-Bernard. De nos jours, après de nombreuses transformations, l'hôpital est devenu le Manoir D'Youville, un centre de villégiature exceptionnel.
Nous passons l'après-midi à nous prélasser sur les chaises longues sur le bord de l'eau à lire et à chasser les moustiques. Après avoir soupé sur la terrasse du restaurant La Traite, nous reprenons le bateau de 19h15 et revenons à Verdun. Ce fut une journée remplie de belles découvertes.
Des planchistes faisant du yoga devant l'Île St-Bernard
Pour notre dernière journée sur l'île de Montréal, nous nous rendons à Pointe-à-Callière, le lieu de fondation de Montréal. En tant que native de Québec, je connais très peu l'histoire de Montréal. C'est donc au Musée archéologique que nous nous rendons pour y découvrir ses expositions et apprendre toutes les histoires de cette ville d'hier et d'aujourd'hui, telles que celle de Maisonneuve premier bâtisseur de Montréal, la grande paix de Montréal avec Kondiaronk, Louis-Hector de Callière un gouverneur illustre, des traces de Champlain à Montréal 400 ans après sa venue, Jeanne Mance co-fondatrice de Montréal, et bien d'autres. Dans un musée, je peux y passer la journée entière à lire tous les panneaux. On y apprend tellement de choses.
Lundi matin, les travailleurs reprennent possession du stationnement derrière le triplex et nous, nous reprenons la route pour retourner à la maison la tête remplie d'images, de sourires et de découvertes.