lundi 17 août 2015

Canot-camping au Parc Algonquin - août 2015

Cette année, nous partons pour une semaine complète, ce qui nécessite plus de nourriture, mais nous avons prévu le coup et tous nos repas sont déshydratés, sauf pour le premier jour.  Mona n’est pas des nôtres car elle est allée visiter son père au Nouveau-Brunswick.  Enzo, un jeune adolescent qui nous a adoptés et qui adore ce genre d’activité, la remplace et fait équipe avec Thierry et Maya.

Les retardataires
Partis à 7h00 de la maison, nous nous arrêtons à Algonquin Outfitters à Oxtongue Lake pour prendre possession des canots loués. Un trois-places pour Thierry, Maya et Enzo et un deux-places ultra-léger pour Serge et moi. 

A 10h30, nous faisons la queue à Canoe Lake pour obtenir notre permis de camping sur Ragged Lake. Il aurait fallu partir un peu plus tôt et ne pas trop s’attarder à Algonquin Outfitters pour éviter la foule. Finalement, nous stationnons les voitures au point d’accès de Smoke Lake, mettons les canots à l’eau et les remplissons de tous nos sacs. 

Et vogue la galère  sur Smoke Lake qui est très calme en ce vendredi après-midi, ce qui n’est pas fréquent.  Ça nous prend quand même 1 heure pour arriver au portage qui nous conduit à Ragged Lake.  Comme nous avons emporté avec nous la tente et les chaises de camping de Joël et sa famille, nous faisons trois fois l’aller-retour dans le portage et ça creuse l’appétit.  Une chance que nous avons un lunch léger sous la main que nous avalons rapidement avant de repartir en canot. 

Nous nous dirigeons tout de suite vers le site que nous occupions l’année dernière, mais malheureusement d’autres campeurs viennent juste de s’y installer.  Nous allons explorer à l’ouest de l’île et découvrons un site magnifique dont l’accès à l’eau est facile et où nous pouvons installer trois tentes.  Ce sera notre domaine avec vue sur le lac et les montagnes pour la prochaine semaine. Il est 14h30 et nous installons le drapeau des nordiques bien en vue pour marquer notre territoire.

Enzo, Maya et Thierry sur Ragged Lake 
Maya à l'arrivée sur le site de camping

Impossible de passer inaperçus, ici ce sont des québécois
 Joël, Julie, Camille et Chloé ont prévu nous rejoindre pour souper car ils partiront plus tard de Pickering.  Nous y allons de nos gageures sur l’heure de leur arrivée. Cela va de 17h30 à 21h00.  Thierry nous prépare du spaghetti italien et nous en gardons pour la famille retardataire.  Vers 19h00, je pars en canot avec Enzo pour aller aider Joël et Julie dans le portage.  Pendant une demi-heure, nous les attendons à la fin du portage, les yeux rivés sur Smoke Lake. Nous faisons bien des pronostics et concluons qu’ils sont arrivés trop tard à Algonquin Outfitters pour récupérer leur canot et ont décidé de dormir dans les environs du parc.  Nous revenons au site de camping à 20h30 et la nuit commence à s’installer.  Enzo mange le restant du spaghetti et nous terminons de laver la vaisselle.

A 21h00, nous voyons des lumières sur le lac et entendons des voix.  Ça parle français.  Nous n’en revenons pas de les voir arriver si tard et de nous avoir trouvés.  Joël a reconnu le drapeau des nordiques au loin.  C’est l’euphorie, tout le monde est joyeux.  Maya retrouve avec bonheur ses cousines Camille et Chloé et Thierry se remet aux chaudrons pour préparer un autre repas de spaghetti italien.  Il était bien tard quand le coin cuisine fut nettoyé et que nous sommes allés nous coucher. Les étoiles brillaient dans le ciel.

Les jeux des petits et des grands
Pas besoin de jouets pour les petits, la nature met à leur disposition tout ce qu’il faut pour alimenter leur imagination.  La terre, l’eau, les cailloux, l’herbe et les canots se transforment en nourriture et en restaurant et nous n’avons qu’à placer nos commandes pour obtenir des gâteaux et des pizzas.


Le restaurant des filles
Camille, Serge, Maya avec les gâteaux et la pizza

Les cuisiniers à l'oeuvre
Pendant que Julie et moi préparons le repas, Chloé s’amuse à faire de beaux dessins dans son cahier à colorier. 



 
Chloé, notre artiste, à l'oeuvre



En après-midi, c’est l’heure de la baignade pour les non-frileux tandis que les plus frileux osent à peine mettre les pieds à l’eau pour les laver.  Il y a aussi Julie qui vaque au lavage des vêtements comme le faisaient les mamans  amérindiennes. Chloé s'est mise de la partie et a aidé sa maman. 


Camille, elle sautille d'une pierre à l'autre

C'est comme ça que Chloé est tombée à l'eau

Il paraît que l'eau n'était pas chaude

Quand les grands s'amusent comme des enfants

L'heure du lavage de pieds

Lorsque le soleil se couche et que la nuit s’installe, vient le temps de jouer à Werewolves, jeu préféré de Maya. Tout le monde s’amuse, mais il faudra attendre encore un an pour que Chloé comprenne que les loups-garous ne sont pas des vrais et qu’ils ne mangent pas sa maman. 

OUI! On joue aux loup-garous

Les cousines sont presque des jumelles
Un p’tit tour à la plage!
Le café est prêt, on sort les pitas, le beurre d’arachides et le Nutella; c’est l’heure de déjeuner.  Sauf pour Julie que l’on surnomme la marmotte endormie car elle aime bien paresser dans son penthouse au haut de la colline. Tant pis, Julie, ton café sera froid.

A l'heure du déjeuner
Il fait bon passer du temps à ne rien faire sous les rayons du soleil matinal. Joël a toujours quelque chose à raconter que ce soit parler de son jeune temps ou de ses projets futurs.  Pendant ce temps, une sauterelle essaie de se faire amie avec Thierry, mais celui-ci ne tombe pas sous son charme.  Elle a plus de chance avec les filles qui ont décidé d’adopter tous les insectes qu’elles rencontrent et ne cessent de demander si elles peuvent les apporter à la maison.  En attendant, elles leur font des petites maisons, des lits et leur préparent de la nourriture. 



Thierry a de la visite
Branle-bas général, nous partons pour la plage.  Nous mettons dans les canots les serviettes de plage, la crème solaire, les chaudières et les pelles pour faire de beaux châteaux de sable.  Joël se sent l’âme d’un chevalier servant et aide Julie à mettre pied sur la plage.  Pendant ce temps, les filles remplissent leurs chaudières avec du sable et de l’eau et demandent l’aide de Joël qui est l’as des châteaux de sable.  Malheureusement, celui-ci ne sera jamais terminé, faute de temps et d’intérêt. C’est qu’il y a des traces étranges sur la plage.  On les suit et nous découvrons qu’un cerf est passé par là il n’y a pas très longtemps.  Une chance qu’on ne l’a pas vu car les filles auraient sûrement demandé si elles pouvaient l’amener à la maison. 






Pendant que tout le monde s’amuse, Serge et moi retournons en canot à notre site de camping  pour préparer le dîner. Ce midi, ce sera du riz espagnol et pour dessert, des ananas et des mangues déshydratés. Le verdict est unanime, recette à refaire l’année prochaine. En revenant de la plage, Julie et Joël ont découvert des sangsues entre leurs orteils.  Non! ce genre de bestioles on ne veut pas les rapporter avec nous, alors on les saupoudre de sel ce qui les fait lâcher prise et disparaître.

Notre site de camping

Joël, Julie et Chloé arrivent

C'est au tour d'Enzo, Maya, Camille et Thierry

On mange du riz espagnol
En après-midi, Julie et moi décidons qu’il est temps de se laver.  Prenant notre courage à deux mains, nous sautons à l’eau.  Enfin! Julie saute et moi j’avance péniblement en grimaçant.  J’haïs l’eau froide. La baignade fut de courte durée, le temps de se savonner et de se rincer.

C'est Julie la sirène

Je n'aime vraiement pas l'eau froide
Pour souper, Thierry nous prépare son fameux pâté chinois. Enzo se demande ce qu’il y a de chinois là-dedans.  Nous allons finir par le transformer en vrai québécois à force de l’amener avec nous.

Le chef Thierry à l'oeuvre

Le fameux pâté chinois avec son ketchup
La soirée est superbe et un ciel sans nuage annonce que les étoiles seront au rendez-vous ce soir.  Quand la noirceur fut totale, Joël, Enzo et moi sommes partis nous promener en canot sur le lac afin d’admirer le ciel étoilé.  Nous avons éteint nos lampes de tête et avons ramé doucement pour ne pas déranger ce moment magique.  Il aurait fallu être aveugle pour ne pas reconnaître la « grande ourse » juste au-dessus de nos têtes.  Pendant ce temps, Thierry, Serge, Julie et les trois filles étaient assis sur les rochers observant aussi ce beau spectacle.

De la boue jusqu’aux genoux
Après déjeuner, Joël et Enzo partent en canot pour explorer Parkside Bay où se trouvent un grand nombre de sites de camping.  Nous avons tellement vu de canots partir dans cette direction qu’il nous semble que ce serait un bon endroit où aller lors d'un prochain voyage de canot-camping.  En route, ils aperçoivent des rochers du haut desquels on peut sauter dans l’eau pour se baigner; ça a beaucoup plu à Enzo qui essaie de convaincre Joël d’y retourner  une autre journée.  Après avoir exploré la baie, il aurait été logique de revenir à Ragged Lake par la même route de canot, mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer; ils décident donc de passer par la route des portages, quatre en tout, et tous dans la boue.  C’est vrai qu’ils ignoraient qu’il y en avait autant.  Ils reviennent donc au camping couverts de boue et fatigués.  C’est une bonne excuse pour faire une pratique de chavirage. C’est donc eux qui la font car aucun autre membre du groupe ne se porte volontaire. Nous avons jugé qu’ils en avaient plus besoin que nous.

Après le déjeuner, l'heure de la vaisselle

Joël et Enzo reviennent des portages


Pratique de chavirage et nettoyage de boue
Joël et Enzo sont tout propres maintenant
Que font les filles en après-midi? Elles s’amusent dans la tente de Thierry et elles dessinent. On a quand même réussi à leur faire faire un peu de ménage avant d’en sortir. Tante Mona aurait été fière d’elles.

Camille et Maya s'amusent dans la tente de Thierry
Au souper, nous avons pour dessert de la bagatelle aux fraises.  C’est facile à faire : gâteau des anges déshydraté en morceaux, pouding à la vanille et fraises déshydratées que l’on réhydrate dans l’eau.  Enzo ne s’est pas fait prier pour finir le plat. 

Hum! Que c'est bon de la bagatelle aux fraises
Ce soir, le soleil qui se couche sur les montagnes nous offre un spectacle haut en couleur. On dirait que les montagnes sont chargées d'or. 

Coucher de soleil spectaculaire

En prime, un arc-en-ciel
Histoire de propane et de papier de toilette
Les 12 rouleaux de papier de toilette et les 8 bonbonnes de propane que nous avons apportés ne seront pas suffisants pour la durée de notre séjour à Ragged Lake. 



Les petites n’ont plus droit d’entourer le banc de toilette de papier.  Il faut dire que nous avons avec nous une Miss Pipi (Chloé) qui veut aller à la toilette à tous les 5 minutes ou presque.  Maintenant, elle ne nous demande même plus de l’accompagner, elle y va toute seule (sauf quand il fait noir). Au début j’avais peur qu’elle tombe dans le trou du coffre en bois, mais elle se débrouille très bien; elle connaît même de nouveaux chemins pour retourner à la tente.  On craignait une infection urinaire, mais la raison de tant de pipi est qu’elle adore mettre dans sa bouteille d’eau les petits jus de fruits concentrés qui donnent un si bon goût à l’eau. 

Pour ce qui est du propane, les chefs se sont surpassés cette année pour la préparation des repas et les doubles cafetières du matin nécessitent pas mal de propane.  On saura pour l’année prochaine.

Tout ça pour vous dire, que ce matin Thierry, Joël et Enzo partent en mission pour aller chercher ces articles essentiels.  A l’aller, ils font 1h30 de canot, plus un portage, font une demi-heure en auto jusqu’à Dwight où se trouvent un dépanneur. Après avoir effectué leurs achats, ils prennent le temps de dévorer un burger et reviennent à Ragged Lake.  Nous étions certains qu’ils en profiteraient pour se payer une petite (une grosse) récompense.  Ils arrivent donc avec ce que vous savez et en plus un petit tonneau de bière, plus d’autres en canettes, plus du Gatorade pour les non-buveurs de bière.  Ils sont les héros du jour.

Le retour de nos héros

Avec leur récompense
Pendant leur absence, nous avons vaqué à des tâches ménagères, nous avons lu, dessiné et joué à Exploding Kittens avec les filles. Chloé s’est même pratiqué au tir à l’arc.





Pleuvra-t-il?
Le ciel est nuageux ce matin, pleuvra-t-il, pleuvra-t-il pas?  Les gars ne prennent pas de chance et installent des toiles qui nous protégeront aussi du vent.  Nous mettons les bottes des enfants à sécher près du feu.  Leurs escapades sur les rochers les ont mouillées à l’intérieur. 

Une toile sur le penthouse de Joël et Julie

Les bottes se sèchent près du feu
 Joël et Thierry sont des grands amateurs de jeux de table.  A chaque année, ils en ont de nouveau.  Le problème est que certains prennent des heures pour jouer une partie, en plus du temps pour lire les règlements.  Cette année, ils ont apporté "Forbidden Island".

Une partie de Forbidden Island
Camille a adopté une chenille qui se promène sur son nez en attendant de se transformer en beau papillon.  Dire qu’elle a peur des mouches, des moustiques et des abeilles!

La nouvelle amie de Camille
Joël a le goût de relaxer et de lire, mais c’est sans compter sur la promesse qu’il a faite à Enzo d’aller sauter sur les rochers à Parkside Bay.  Il se laisse finalement gagner et ils partent en canot en maillots de bain.  Nous avons froid pour eux.  Ils reviennent quelques heures plus tard, tout sourire.  Il paraît qu’Enzo voulait encore sauter mais que Joël s’est fait tirer l’oreille.

Le retour des baigneurs
Finalement, nous n’avons pas eu de pluie, seulement quelques gouttelettes et du tonnerre qui grondait au loin.

Sniff! Sniff! On part
C’est le dernier jour, il faut quitter notre coin de paradis rustique et le laisser tout propre pour les prochains campeurs.


Les enfants sont prêts, les parents ont rempli les sacs qui sont maintenant plus légers car nous avons tout mangé. Puis nous partons sur le lac.  







La traversée du portage se fait en deux allers-retours seulement, mais il y a foule dans le sentier.  Des groupes de jeunes campeuses arrivent en même temps que nous avec leurs monitrices.  Celles-ci soulèvent les canots, les placent sur leurs épaules et traversent le portage d’un pas rapide.  Je ne peux pas en dire autant de moi-même.  Maya, Camille, Chloé et Enzo se portent volontaires pour transporter des sacs, chaises et autres bagages.  Il paraît que Chloé a trouvé très longue la traversée de Ragged Lake car elle avait envie de pipi. Il y a une petite fille qui a dû se tenir les fesses serrées.

Premier arrivé au point d’accès de Smoke Lake : le canot de Thierry, suivi de celui de Joël et en queue de peloton, celui de Serge.  Les gars vont chercher les voitures et nous transportons les bagages dans les autos et installons les canots sur le toit des voitures.  Puis nous partons, en espérant n’avoir rien oublié. 

Notre arrivée au point d'accès de Smoke Lake
Nous laissons les canots loués à Algonquin Outfitters à Oxtongue Lake, puis nous nous rendons au McDonald de Huntsville pour remplir nos ventres de burgers et de frites.

En parlant d’oublis, en voici deux : Julie a oublié de placer son permis de stationnement sur le tableau de bord, elle a eu une contravention de $30.  Nous ne trouvons plus notre tente. Est-elle restée dans le portage ou sur le quai? On ne le saura jamais; personne ne l’a rapportée au bureau du parc. Une chance qu’elle était vieille et que nous songions à la remplacer.

5 jours plus tard ...
Notre tente est réapparue.  Joël l'avait mise dans son auto par mégarde et une fois à la maison, il l'avait remisée dans son garage.  Comme nous insistions beaucoup, il a cherché et a trouvé.  Nous n'aurons dons pas de tente neuve l'an prochain.

mardi 5 mai 2015

Une marche d’encouragement - dimanche 3 mai 2015

Une autre grande randonnée pédestre débutera pour nous à la fin du mois d’août 2015. Encore une fois Serge et moi partirons sur un des chemins de Compostelle, cette fois-ci en France, à partir de Le-Puy-en-Velay jusqu’à Cahors, pour un total de  353 kilomètres et 20 jours de marche.

Comme nous ne rajeunissons pas, Serge et moi avons respectivement 69 et 68 ans, nous prenons très sérieusement le besoin de s’entraîner, plusieurs mois à l’avance, à marcher de grandes distances et sur de fortes dénivellations, simulant ainsi les épreuves qui nous attendent. En plus des randonnées pédestres, j’ai ajouté cette année à mon programme d’entraînement, deux sessions de yoga par semaine, une de spinning et une de poids.

Donc trois fois par semaine, j’arpente les sentiers de Rouge Park à l’Est de Toronto et je grimpe plusieurs fois en boucle la plus grosse côte qui a une pente de 20%. Je suis maintenant rendue à des randonnées de 15,5 km et je monte 3 fois la fameuse côte. Serge m’accompagne une fois par semaine car il trouve monotone de parcourir toujours les mêmes sentiers.  Comme il a plus d’endurance et de force que moi, cela devrait lui suffire au bout du compte.  Comme je marche souvent en solitaire, ayant pour seule compagnie ma musique, j’ai pensé demander à nos enfants de se joindre à nous les fins de semaine pour des marches d’encouragement. 

En ce dimanche matin à 9h00,  Julie et moi rejoignons Thierry, Mona et Maya sur le stationnement près de Glen Rouge Campground sur Kingston Road.  Maya a bien essayé de convaincre ses parents d’aller la reconduire chez sa cousine Camille à Ajax au lieu de l’amener marcher dans le parc, mais ce fut peine perdue.   On marche avec grand-maman! Vous devinerez que grand-papa n’est pas au rendez-vous; une douleur sous le pied l’empêche de faire de grandes distances.

Maya a de la compagnie
Bientôt, nous quittons le lit de la rivière et débutons la montée vers le haut de la falaise. Mona lance un défi à Maya et entreprend la montée en courant. Ah! Mona, ce n’était pas une bonne idée de brûler ton énergie si tôt dans la randonnée.

Maya, Thierry et Julie derrière 
Non, ce n'est pas Maya qui a gagné mais Mona !

Thierry : "Bravo Mona, il faut continuer maintenant."
 Au bout de 2.27 km, nous arrivons au pied de la fameuse côte qui monte sur 200 mètres à 20% de pente.  Thierry bat la marche, suivi de Julie, de Maya qui me dépasse et de moi-même au pas de tortue. Mona a choisi de jouer au photographe et demeure au bas de la pente.  Ma technique est d’ajuster mon pas au rythme de ma respiration afin de ne pas trop me fatiguer. Mes compagnons ne semblent pas l’avoir encore adoptée.



Puis, nous redescendons par un sentier le long de la falaise et allons rejoindre Mona qui nous attend sur le bord de la rivière.  Cette boucle prend environ 18 minutes et ajoute 0.90 km au compteur de notre randonnée. Thierry, Mona et Maya prennent ensuite le chemin du retour car d’autres activités sont prévues à leur horaire de la journée.  Ils ont marché avec nous 5,5 km.

ET c'est Maya qui prend les devants

Thierry, Mona et Maya nous quittent
Julie est bien décidée à m’accompagner jusqu’au bout.  Nous entreprenons la montée de la côte pour une 2e fois et Julie essaie ma technique qu’elle trouve bien moins fatigante. Comme nous avons pris du retard et que nous avons rendez-vous quelque part dans le parc pour un pique-nique avec Joël, Camille, Chloé et Serge, nous décidons ne pas faire une 3e montée. 

Nous débutons tout de suite le sentier Vista qui nous conduit près du Zoo de Toronto.  En longeant la route vers l’Est, nous arrivons au sentier Cedar qui monte vers le Nord, ajoutant ainsi 2,73 km à notre parcours.  Le début du sentier longe des petits lacs où se prélassent habituellement les cygnes, les oies et les canards.  Ce matin il n’y a que quelques oies au rendez-vous. 

Est-ce que Julie se repose sur son perchoir?
Nous prenons la clé des champs et quittons le sentier pour nous aventurer dans les herbes hautes qui séparent les étangs.  Les oies s’y promènent paisiblement, mais les tortues plongent sous l’eau dès qu’ils nous entendent venir. Pourtant nous essayons d’être le plus discret possible.



De retour sur le sentier Cedar, nous empruntons les nombreux escaliers pour descendre jusqu’au niveau de Little Rouge Creek. Indécises si nous allons continuer jusqu’au bout du sentier ou rebrousser chemin, nous appelons Joël afin de savoir où ils se trouvent dans le parc.  Serge nous raconte qu’ils ont manqué le début du sentier Orchard et qu'ils se sont orientés sur les pylônes électriques qui se trouvent au haut du sentier.  Il voit maintenant le lac des cygnes et la toilette bleue au bout.  Ils seront rendus au lieu du pique-nique en peu de temps.  La décision est vite prise, nous rebroussons chemin. En approchant des lacs, nous les apercevons de l’autre côté des étangs et nous nous rejoignons enfin pour pique-niquer dans l’herbe.  Les petites sont toutes excitées de nous retrouver et déclarent qu’elles ont faim.  Ça tombe bien, nous aussi. Elles réclament les surprises que grand-papa leur a promises, mais elles sont bien déçues car les œufs en chocolat de Serge ne leur plaisent pas, même Joël déclare que la crème à l’intérieur n’est pas très bonne.  Grand-papa doit trouver autre chose … les bonbons qu’il a toujours dans ses poches ramènent les sourires sur les lèvres des petites. Pour le plaisir des grands, Joël a apporté du vin blanc et des couples, de quoi rendre jaloux les marcheurs qui nous observent.



Ils nous restent encore un grand nombre de kilomètres à parcourir et la chaleur s’est installée. Après un arrêt sur le bord du lac, le temps de prendre des photos mémorables, nous partons par le sentier Orchard qui descend dans la vallée et longe la rivière.  C’est à mon avis le plus beau sentier du parc. 



A la fin du sentier, Joël et Chloé prennent la direction du stationnement, tandis que Camille décide de nous accompagner jusqu’au bout du sentier Mast où se trouve ma voiture. 

Au bas de la fameuse côte, Camille demande « Est-ce qu’on la monte? » Quand nous lui avouons que Maya l’a montée plus tôt ce matin, c’est décidé, elle se met à monter et arrive tout au haut la première en clamant qu’elle aurait pu la monter en courant.  Ça reste à prouver.






Maintenant que Camille a découvert le petit boyau qui pend sur le côté de mon sac et qui est rattaché à ma poche d’eau à l’intérieur, elle devient un vrai chameau.  En un rien de temps, elle a bu toute ma réserve d’eau et Julie n’en a plus.  Et pour terminer, nous manquons la marque blanche qui indique la bonne direction du sentier et nous nous rallongeons en passant par des sentiers qui sillonnent dans l’immense parc.  Il était temps que nous arrivions à l’auto 6 heures plus tard, après avoir marché pendant 14,5 km. Ce n’est pas mon meilleur exploit, mais combien c’était agréable de marcher avec la tribu Boivin.

24 heures plus tard ......
Un petit souvenir de notre pique-nique familial dans l'herbe est apparu.  J'ai attrapé l'herbe à puce.  Des plaques rouges boursouflées qui suintent et des sensations de brûlure sont apparues sur mes cuisses et mes bras; les nuits sont pénibles.  Il paraît que ça va durer au moins 7 jours.  Des compresses d'eau froide sont de mise pour diminuer l'infection.  J'ai fait l'erreur de prendre un bain chaud.  La lotion calamine aide à asséchez mes plaies. "Maudite herbe à puce", je te hais.

Quelques jours plus tard ...
J'apprends que Joël aussi a attrapé l'herbe à puce au cours de notre pique-nique dans l'herbe. Nos cas s'aggravent et même l'antihistaminique Benadryl et la lotion Calamine ne font pas effet.  C'est finalement le docteur qui a la solution en me prescrivant un médicament pour la nuit et l'onguent Betaderm. 

mardi 21 octobre 2014

Au pays des kiwis

Notre voyage pour la Nouvelle-Zélande prend forme. Les hébergements, les avions et l’auto sont réservés. Nos mollets sont maintenant bien musclés grâce à de longues marches en forêt en vue d'escalader les montagnes de la Nouvelle-Zélande. Jeudi le 30 octobre marquera notre prochain départ, sacs au dos.

Pour nous suivre, ne manquez pas de nous lire en allant à l’onglet ci-haut Nouvelle-Zélande. Nous essaierons d’être fidèles à vous écrire et à vous envoyer des photos le plus souvent possible.

Et puis, n'oubliez pas qu'on aime toujours lire vos commentaires.  Pendant que nous nous retrouverons au printemps, vous vous dirigerez vers l'hiver. Nous avons bien hâte de vous entendre parler de votre première bordée de neige.

jeudi 4 septembre 2014

Népal et Tibet, 10 ans déjà!

Il y a 10 ans, je m'apprêtais à partir pour le voyage de ma vie. Je n'avais pas choisi le plus facile, mais j'avais le goût de la découverte du monde et d'une immersion complète dans une culture inconnue;  j'ai été bien servi.  Le Népal et le Tibet sont sûrement aux antipodes de notre monde confortable et aseptisé, mais les gens sont d'une gentillesse et d'une générosité sans bornes.

A cette époque, je voyageais avec une caméra rudimentaire et une multitude de rouleaux de films.  J'envoyais des courriels à partir des cafés internet accessibles dans les grandes villes. J'ai de beaux albums de photos; j'avais numérisé plusieurs photos pour les partager avec mes amis. Malheureusement, la technologie n'étant pas à ma disposition, elles sont en petit format et ne rendent pas justice à la splendeur des paysages.

Malgré tout, la lecture des aventures avec mes compagnons de voyage m'a fait revivre tous ces merveilleux moments. Je les partage avec vous par le blogue "Népal et Tibet" que vous trouverez en cliquant sur le lien ci-haut. Alors je vous invite à un voyage dans le temps: "Il était une fois, il y a 10 ans ...."